Accro au Shopping
Consommer Mieux

Ancienne Accro au Shopping : Mon Histoire et Mes Conseils

As-tu déjà lu le livre de l’accro au shopping ? L’histoire de cette jeune femme très dépensière qui finalement contracte la maladie de l’accro au shopping. Heureusement, je n’ai jamais autant dépensé d’argent qu’elle. En revanche, j’ai beaucoup trop dépensé à mon goût. Bien que je n’avais pas l’addiction du shopping en ligne, j’adorais utiliser ma carte de crédit tous les samedis après-midi pour acheter de nouveaux vêtements. J’étais abonnée à l’achat compulsif. Finalement, à coup de petits déclics, j’ai tranquillement réduit mes achats, pour aller vers une consommation plus équilibrée et arrêter le shopping, comme j’avais l’habitude de le faire. Je me suis détachée de la psychologie d’accro du shopping, pour m’intéresser à d’autres choses qui avaient plus d’importance pour moi. Mon cheminement à pris plusieurs années, et j’ai beaucoup appris sur moi même. Alors si tu te demandes que faire lorsqu’on a une addiction au shopping, cet article est fait pour toi. Dans les lignes qui vont suivre, je vais partager avec toi mon témoignage concernant l’addiction au shopping. Si tu te reconnais dans certaines parties de mon parcours, j’espère que mon histoire pourra t’aider à changer ta consommation et à vivre mieux.

Addiction au shopping : le réflexe de la surconsommation

J’adore les vêtements. Aujourd’hui, je les aime et les portent d’une manière équilibrée, grâce à un long processus qui m’a amené à avoir un dressing idéal et optimal. Mais avant d’en arriver à une consommation raisonnée, je suis passée par la case « surconsommation » et plus précisément par la case « surconsommation de vêtements à petits prix ». Lorsque j’achetais, il fallait que je fasse une bonne affaire. Je préférais acheter un vêtement qui m’allait moins bien, qu’un autre plus cher qui m’allait mieux, uniquement pour profiter du prix bas. J’étais bien loin de l’optimal.

Toujours plus de vêtements à petits prix

Sur le moment, je n’avais pas l’impression de beaucoup dépenser, puisque j’achetais par à-coups de petits prix. Mais comme j’avais le réflexe de consommer régulièrement des vêtements, accessoires et chaussures, je dépensais finalement beaucoup d’argent. Cette façon de consommer était très encombrante et me coûtait chère, surtout pour mon petit budget de l’époque. Heureusement, elle ne m’a créé aucune dette ou problème financier. Je ne suis jamais allée jusqu’à faire un crédit à la consommation pour un vêtement hors de mes moyens.

Petite précision 

Bien que j’achetais trop de vêtements par rapport à mon budget, je n’étais pas une « shopaholic » et ne dépensait pas autant que ce qu’on peut voir dans le film Confession d’une accro au shopping.

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Accro au shopping et psychologie

Mon dressing était garni d’une mince portion de vêtements que j’adorais et d’une autre très grande partie de vêtements non optimaux, qui prenaient de la place physiquement et mentalement. Ce sont ces vêtements-là qui me faisaient sentir inadéquate dans plusieurs de mes tenues. Pourtant, j’avais du choix, trop d’ailleurs. Chaque matin, j’ouvrais mon armoire et mes tiroirs, désemparée devant la masse de choses. Après plusieurs minutes d’hésitation, parfois quelques essais, je me décidais enfin. Ensuite, je sortais de chez moi pour commencer ma journée.

Sans vraiment le vouloir, je me comparais à d’autres personnes que je trouvais très bien habillées. Ma frustration du matin venait me retrouver et m’accompagnait de temps en temps jusqu’au soir. Sans trop m’en rendre compte, j’achetais le samedi d’après ce que j’avais repéré. Je faisais ce que j’appelle maintenant des achats « frustration », qui ne m’apportaient pas forcément du bonheur, puisqu’ils ne correspondaient pas vraiment à mon style, mes besoins ou mes envies. Chaque achat de ce genre s’accompagnait d’une petite dose de culpabilité, surtout lorsque je pensais à mes finances.


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Déménager quand on est accro du shopping

Avec le recul, je trouve dérisoire l’énergie et l’argent que j’ai pu mettre dans le déménagement de mes vêtements. Évidemment, j’avais d’autres choses à déménager, mais parmi toutes mes affaires, c’était mes vêtements qui prenaient le plus de place. Au fil de mes déménagements, j’allais de plus en plus loin et je continuais à payer le prix fort de mes achats abusifs (et compulsifs).

Lorsque j’ai dû préparer mes affaires pour déménager à Montréal, je me suis, pour la première fois, rendue compte de l’absurdité de mon addiction au shopping. J’ai mis beaucoup de temps à me décider ce que j’allais emporter. Après plusieurs séances intensives de tris et de dons, je me suis arrêtée à deux valises. J’ai donné presque tout le reste de mes vêtements et laissé deux petits cartons chez mes parents.

Soigner son addiction au shopping : le début de la fin ?

Arrivée à Montréal, j’ai dû tout recommencer. Équipée uniquement de deux grosses valises de vêtements pleines à craquer, j’ai dû me meubler et acheter le nécessaire pour vivre dans un appartement. Prise par le désespoir de voir mes économies s’en aller rapidement, je me suis tournée, grâce aux conseils d’une amie, vers la seconde main.

Accro au shopping et aux petits prix

Je me rappelle encore de la première fois où je suis entrée dans une friperie. J’étais tellement enthousiaste et euphorique. Je savais que la seconde main existait, mais je n’avais pour autant jamais pensé à cette alternative. Une fois le pied dedans, je me suis plongée entièrement dans cette consommation alternative.

Au début, j’ai acheté uniquement ce dont j’avais besoin pour me meubler. Une fois ce besoin comblé, je suis retombée dans ma routine hebdomadaire d’achats de vêtements. Les deux premières années de mon expatriation, j’ai acheté très peu de choses neuves, mais beaucoup trop de choses de seconde main. 

À l’époque seul le prix avait de l’importance dans ma décision d’achat. Si le prix était bas, alors j’achetais (neuf ou d’occasion). Je ne m’étais pas encore renseignée sur les impacts environnementaux et sociaux qu’avait l’industrie de la mode.

Arrêter le shopping : comment avoir des choses sans les acheter ?

Après les achats de seconde main, j’ai découvert les échanges de vêtements (appelés parfois troc-parties). Ces échanges ont lieu lors d’événements privés entre amis ou lors d’événements publics. Le principe est simple : chacun apporte des vêtements qu’il ne porte plus, pour les échanger contre d’autres répondant à une envie ou à un besoin. Toutes les troc-parties auxquelles j’ai assisté étaient gratuites. Depuis 2016,  cette façon alternative de consommer m’a permis de renouveler une grande partiema garde-robe, sans ne jamais rien dépenser.


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Quand l’accro au shopping devient minimaliste

Jusqu’à présent, je n’avais fait que surconsommer des choses dont je n’avais pas besoin (que ce soit du neuf ou de la seconde main). Pendant toutes ces années, j’ai ressenti une gêne face à l’encombrement sans pour autant agir. Je ne savais pas qu’on pouvait vivre différemment. À l’époque, je pensais que c’était normal d’avoir beaucoup d’affaires. Tout comme les personnes qui m’entouraient, je consommais et je stockais.

Cette gêne face à l’encombrement était de plus en plus prenante, surtout quand je devais déménager. À chaque fois, je me rendais compte de l’accumulation de choses que je n’utilisais que très peu. Pourtant, je continuais à les garder. Et je continuais à les déménager. Je les appelais mes « au cas où ».

Après un nouveau déménagement en 2016 (toujours à Montréal), c’est finalement début 2017 que j’en ai eu marre d’avoir trop de choses. En une après-midi, j’ai donné la moitié de ma garde-robe. Et pour la première fois, j’ai ressenti un soulagement face à cet encombrement. Cette très agréable sensation de suffisance que je commençais à peine à ressentir m’a motivée à épurer mon appartement en entier. J’avais l’impression de voir le bout de cette addiction pour la première fois.

Plus en phase avec mes besoins et envies

C’est à ce moment-là que j’ai vraiment compris mes besoins et mes envies. Je me suis distancée de ce que je pensais que je devais consommer pour uniquement consommer ce dont j’avais besoin, et ce qui me faisait vraiment plaisir. En plusieurs mois, j’ai donné beaucoup de meubles, d’ustensiles, de vaisselles, de vêtements, de cosmétiques, de chaussures et d’accessoires.

Mon objectif était d’avoir uniquement des choses optimales, simples, qui correspondaient à mes besoins. À chaque don, je gagnais de l’espace physique et mental, et aussi une sensation de suffisance. Tout ce que je possédais me plaisait et je n’avais plus besoin de rien. J’ai donc freiné, petit à petit, mes achats en friperies et mes rafles de vêtements lors des échanges de vêtements. Au fur et à mesure, je me libérais de ce besoin de vêtements pour me sentir de mieux en mieux.

Moins et mieux consommer

En 2016, j’ai aussi commencé à me renseigner sur les impacts environnementaux et sociaux de la mode. L’information a pris du temps à faire son chemin. C’était difficile de me rendre compte que mes habitudes de consommation avaient autant de conséquences néfastes. Au plus j’en apprenais, au plus je voyais le lien clair entre entre mes achats et les répercussions négatives qu’il causaient.

Il était donc de plus en plus difficile pour moi de continuer à être une accro au shopping « traditionnelle », sans ressentir de la culpabilité. Motivée par ces arguments, j’ai diminué l’achat de biens neufs et boudé mes magasins préférés de l’époque (Zara, H&M, Forever21, Primark). Je me suis dirigée principalement vers des magasins de seconde main, pour finalement, en 2018, me lancer au défi de ne rien acheter de neuf.

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La fin de mon addiction aux vêtements


Printemps 2019, j’ai déménagé définitivement de Montréal avec mon chat et mes deux valises. Les mêmes que celles avec lesquelles j’étais arrivée. Sauf que cette fois tout est rentré très facilement, sans séance de tri, sans frustration, et sans encombrement non nécessaire. Il me restait même encore un peu de place. Étrangement, c’est là que je me suis rendu compte que j’avais fait du chemin.

La fin d’une addiction
Aujourd’hui, ma consommation est équilibrée. Je ne dépense presque plus rien en vêtements ou en chaussures. Pourtant mon dressing est composé de vêtements de qualité, que je porte de manière équilibrée. Plus de petit mal aimé au fond du placard.

Je me sens chanceuse d’avoir évolué dans ce sens et de mettre libérée de cette fièvre acheteuse (aussi appelé « oniomanie »). Sans ces déclics et ces changements de consommation, je serais certainement en train de dépenser une grande partie de mon salaire pour de nouveaux vêtements dont je n’ai pas besoin. Alors merci Montréal 🙂

5 conseils pour ne plus être accro au shopping

Pour terminer mon histoire, je voudrais partager avec toi 5 conseils pour que tu puisses mettre fin à ton addiction au shopping. Le plus difficile est la prise de conscience du problème. Une fois que c’est fait le reste est très facile à mettre en place. Et pour te motiver, dis-toi qu’il y a plein d’autres choses incroyables qui t’attendent et qui sont bien plus épanouissantes que les magasins de vêtements.

1. Se rendre compte de ce qu’on possède

La première chose à faire est de se rendre compte de ses possessions. Pour cela sort tous tes vêtements, chaussures et accessoires et fais-en une pile sur ton lit. Prend le temps qu’il faut pour te rendre compte de la taille de cette pile. Tu peux la prendre en photo si tu souhaites. Ensuite, fais le tri pour ne garder que ce que tu mets ou aimes vraiment.

2. Faire ses comptes

La deuxième chose à faire est de se rendre compte du montant de ces achats. À l’aide de tes relevés de compte, fais la somme de tous tes achats des trois derniers mois. A quel montant arrives-tu ?

3. Faire un budget vêtements

Pour éviter de trop dépenser à l’avenir, tu peux déterminer un budget vêtement représentatif de tes besoins. Étant donné que tu as certainement assez de vêtements, tu ne devrais plus avoir besoin de grand-chose. Ce budget vêtements sera donc là pour couvrir tes dépenses plaisirs (par exemple les accessoires). Il n’a pas besoin d’être élevé, mais il a besoin d’exister pour que tu puisses, sans aucune frustration, faire une transition vers une consommation plus équilibrée.

Comme te le rappelle mon histoire, il y a plein de façons alternatives et surtout moins chères de consommer des vêtements (échanges de vêtements, magasins de seconde main physique). Alors si tu as un besoin particulier, tu peux le combler via ces moyens-là.


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4. Payer en argent liquide

Afin de te rendre compte du montant de chacun de tes achats, il faut que tu visualises l’argent sortir de ton compte en banque. Je te conseille de payer uniquement avec de l’argent liquide. Cela te permettra aussi d’éviter toute addiction au shopping en ligne (moyen d’achat de plus en plus utilisé).

5. Être heureuse sans acheter

Enfin, pour ne plus être accro au shopping, il faut apprendre à faire autre chose qu’acheter des vêtements. Pour cela tu peux planifier des activités gratuites (ou accessibles) pour remplacer tes sorties shopping (balade en vélo, yoga dans un parc, footing, balade à la campagne, lire un livre, café entre amis).

Au-delà des activités, intéresse-toi à tes projets personnels. Qu’as-tu toujours voulu faire ? Maintenant que tu as plus de temps et plus d’argent, tu peux enfin te lancer dans ce projet qui te tient tellement à cœur. À la place de faire les magasins, utilise ce temps pour te réaliser et t’épanouir.

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La fin de tous les « accros au shopping » ?

J’espère que cet article t’aura aidé. Si tu te reconnais dans mon histoire, n’hésite pas à appliquer les conseils que je te livre à la fin de l’article. D’ailleurs, tu peux tout de suite te mettre à appliquer le premier. Tu peux m’envoyer une photo de ta pile de vêtements si tu veux. Quel que soit ton niveau d’addiction par rapport à l’achat de vêtements, dis-toi qu’il est toujours possible de s’en sortir, et qu’il n’y a que des bonnes choses qui t’attendent. Il existe plein d’autres façon de consommer qui peuvent t’apporter autant voire plus de satisfaction.

Sophie

2 commentaires

  • Severine

    J’avoue que sans me classer dans les addicts, j’ai eu cette période ou j’achetais beaucoup et pas cher. C’était avec la philosophie de “ça n’est pas de la qualité mais comme ça je peux souvent renouveler”. Bouh! Quelle philosophie maintenant que j’y repense. Pour ma part ce sont les aspects surconsommation, éthique et écologie qui ont eu raison de moi. Aujourd’hui j’achète un mix d’occasion et de neuf. Je suis rarement dans les boutiques. Souvent je suis toujours attirée, mais en seulement quelques secondes je bascule dans le “bah non, je n’en ai pas besoin en fait!”. Et ainsi mon prochain déménagement, dans 10 jours, fut beaucoup plus simple à préparer! Je suis tout particulièrement d’accord avec tes conseil numéros 1 et 5. Ça change la vie!

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